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Les parents du Conseil Local du Lycée Rive Gauche de Toulouse


Mis à jour : mardi 17 octobre

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INFO - Point d’information sur les rythmes scolaires

Publié le lundi Décembre 2012 par Frédéric

Chers amis,

Aujourd’hui, dans le débat sur les rythmes scolaires, certains demandent que les conseils d’école se prononcent sur la question. Nous souhaitons rappeler que lors des ateliers sur les rythmes éducatifs de la refondation de l’Ecole, plusieurs consensus se sont dégagés :

  • Nécessité de la réforme des rythmes dans l’intérêt des enfants.
  • Nécessité d’un cadre national de référence. Cette demande a été faite au vu qu’actuellement les décisions étaient laissées à l’appréciation des conseils d’école ce qui rend les discussions très difficiles. Des intérêts contradictoires sont en jeu. Et par ailleurs, le risque est grand de voir des organisations différentes d’une école à l’autre ce qui complique la mise en œuvre de la réforme.

Cette demande des syndicats d’une décision au niveau de chaque conseil d’école menace la mise en place de la réforme mais elle risque par ailleurs d’aboutir à ce que la classe s’arrête à 15h30 sans allongement de la pause méridienne. Cela reviendrait à lettre en place une heure de garderie pour tous les élèves de 15h30 à 16h30, car les communes risquent fort de ne pas être en capacité de mettre en place des activités périscolaires sur une seule heure. Une pause méridienne allongée permettrait de consacrer une heure et demi à une activité. Par ailleurs, faire classe de 13h30 à 15h30 revient à privilégier le moment où les enfants, juste après déjeuner, connaissent une baisse d’attention et de vigilance et à négliger le deuxième pic de vigilance de la journée, celui de la fin d’après-midi.

Les revendications de la FCPE ont toujours été claires : demande d’un cadrage national pour une semaine de cinq jours (jour supplémentaire imposé) avec souplesse sur les horaires de la journée et possibilité de dérogation pour le choix du jour ajouté (donc possibilité d’opter pour le samedi matin). C’était aussi la demande portée par l’Appel de Bobigny, dont 40 organisations, y compris des syndicats d’enseignants, était signataires. Nous continuons également à revendiquer des projets éducatifs de territoire partout, pour qu’activités scolaires et périscolaires soient conçues en complémentarité et bien articulées dans une véritable démarche de coéducation entre tous les acteurs : Education nationale, collectivités, parents, association complémentaires.

Nous ne devons pas perdre de vue l’objectif de cette réforme et la raison de sa nécessité autant dans le primaire que dans le secondaire : « l’organisation des rythmes scolaires aujourd’hui n’est pas satisfaisante pour les élèves. Et ce, de la maternelle jusqu’au lycée. Leur fatigue et le mauvais classement de la France dans les études internationales imposent de changer la situation », comme cela faisait consensus lors de la concertation.

Nous vous invitons à prendre contact avec les maires de votre département pour les inciter à mettre en place la réforme dès la rentrée 2013, comme nous l’avons demandé dans le communiqué de presse du 21 novembre, parce que « ne pas appliquer cette année la réforme reviendra à continuer à faire subir aux élèves un calendrier scolaire reconnu par tous comme le pire de toute l’OCDE, avec des journées bien trop lourdes et un trop faible nombre de jours de classe dans l’année ».

Pour information, la ville d’Angers a annoncé par communiqué qu’elle appliquerait la réforme dès 2013. Selon toute vraisemblance, l’AMGVF (Association des maires grandes villes de France) prendra également position en ce sens.

Nous vous rappelons que le fond de 250 millions d’euros annoncé par François Hollande le 20 novembre ne concernera que les communes qui se lanceront dans la réforme dès la rentrée 2013 (sous réserve de remplir un certain nombre de critères), afin d’inciter le maximum à le faire. Nous savons bien que tout retard pris dans la réforme reviendra à l’enterrer. Et parce que nous savons bien aussi que les questions financières pèsent dans ce dossier, nous demandons un fléchage d’une partie des fonds du FPIC nouvellement créé sur les questions scolaires, ainsi que des dotations du gouvernement aux communes en particulier rurales.

Et, bien sûr, nous continuons nos rencontres avec les associations d’élus, les parlementaires, le gouvernement, auxquels nous rappelons que la réforme des rythmes concerne aussi les collégiens et lycéens, pour lesquels nous demandons, tout de suite, un maximum de 6 heures de cours par jour et une pause méridienne de 90 minutes pas moins.

Vous trouverez sur le site intranet une série de ressources sur cette question à l’adresse : http://www.fcpe.asso.fr/index.php/ressources-documentaires/tag/15-Rythmes ?start=10

Nous vous renvoyons aussi aux textes publiés sur le site du conseil scientifique, dont celui de Bruno Suchaut en pièce jointe, qui présente un schéma d’organisation de la journée scolaire respectueux des préconisations des spécialistes et proche de celui que nous avions publié dans la Revue des parents de février 2009 (n° 362).

Comme toujours, le siège se tient à la disposition des conseils départementaux et locaux qui souhaitent orgaiser une conférence-débat sur ce thème.

Bien amicalement,

Jean-Jacques HAZAN, Président

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B.Suchaut Journée scolaire